Qu'est ce que c'est ?
La maladie de Crohn est une maladie inflammatoire pouvant atteindre n'importe quel segment du tube digestif depuis la bouche jusqu'à l'anus. C'est une maladie chronique comportant des phases d'activité (ou « poussées ») d'intensité variable alternant avec des phases de rémission plus ou moins complète et prolongée. Elle a été décrite pour la première fois en 1932 par un médecin américain : Burril B Crohn.
La maladie peut intéresser simultanément ou successivement un ou plusieurs segments du tube digestif. Cependant elle siège le plus souvent (cf. schéma anatomique) sur le gros intestin ou côlon (il s'agit alors d'une colite : le suffixe -ite désignant une inflammation), sur la partie terminale de l'intestin grêle ou iléon (iléite) ou sur les 2 segments (iléo-colite).
A quelle fréquence est-elle ?
Sa fréquence varie considérablement d'un pays à l'autre, le taux maximal se trouvant en Europe du Nord-Ouest et aux Etats-Unis. En France, la fréquence de la maladie de Crohn est variable selon les régions. Le nombre de nouveaux cas chaque année est compris entre 4 et 5 pour 100 000 habitants.
La maladie de Crohn affecte également les 2 sexes, sans doute un peu plus souvent la femme.
Elle est souvent découverte entre 20 et 30 ans mais peut se révéler à tout âge.
Quelle est la cause de la maladie de Crohn?
Elle est encore inconnue ; toutefois les recherches récentes permettent de mieux concevoir les mécanismes en cause dans cette affection :
- La maladie de Crohn n'est pas une maladie « héréditaire » au sens propre du terme, mais il existe un facteur génétique de prédisposition à la maladie, le gène NOD2 ou CARD16 sur le chromosome 16 du génome humain. D'autres gènes sont vraisemblablement impliqués dans la maladie, comme le laissent supposer les études en cours.
- Il existe d'autre part des anomalies du système immunitaire intestinal expliquant l'importance et surtout la pérénnisation de l'inflammation intestinale, mais on ne sait pas encore quel(s) facteur(s) déclenche(nt) cette réaction immunitaire.
- Le rôle d'un facteur alimentaire a souvent été évoqué mais jamais confirmé.
- La discussion reste ouverte quant au rôle d'un agent infectieux, viral ou bactérien, mais la maladie de Crohn n'est pas une maladie« contagieuse ».
La flore bactérienne résidente dans l'intestin joue certainement un rôle.
- Il ne s'agit pas enfin d'une maladie « psychosomatique » même si des facteurs psychologiques peuvent moduler l'évolution de la maladie de Crohn, comme celle de beaucoup d'autres affections.
- Parmi les facteurs d'environnement le rôle nocif du tabac est clairement établi
Comment fait-on le diagnostic de la maladie de Crohn?
Le diagnostic de maladie de Crohn repose sur un faisceau d'arguments cliniques et paracliniques (examens complémentaires). En effet aucun de ce éléments pris isolément ne permet de porter le diagnostic : il n'existe aucun test permettant d'affirmer à lui seul le diagnostic.
Votre médecin vous demandera de pratiquer des examens complémentaires : une prise de sang à la recherche de signes d'inflammation, d'anémie... et des examens radiographiques at/ou endoscopiques pour préciser l'aspect et l'étendue des lésions. L'intestin grêle est examiné par radiographie après ingestion d'une « bouillie » opaque aux rayons X (transit baryté) ; de même, après une préparation adéquate, le côlon peut être étudié par administration d'un lavement opaque aux rayons X (lavement baryté). La coloscopie permet d'examiner directement la muqueuse du côlon et de la partie terminale de l'intestin grêle, et de faire des prélèvements (biopsies) qui seront étudiés au microscope ; après préparation convenable, pour vider le côlon des selles, elle est réalisée à l'aide d'un appareil souple contenant des fibres optiques introduit par voie anale.
Dans certains cas, malgré la pratique d'examens complémentaires, le diagnostic ne peut être posé lors de la première poussée. C'est l'évolution qui permet alors de trancher.
Comment fait-on le diagnostic de la maladie de Crohn?
Le diagnostic de maladie de Crohn repose sur un faisceau d'arguments cliniques et paracliniques (examens complémentaires). En effet aucun de ce éléments pris isolément ne permet de porter le diagnostic : il n'existe aucun test permettant d'affirmer à lui seul le diagnostic.
Votre médecin vous demandera de pratiquer des examens complémentaires : une prise de sang à la recherche de signes d'inflammation, d'anémie... et des examens radiographiques at/ou endoscopiques pour préciser l'aspect et l'étendue des lésions. L'intestin grêle est examiné par radiographie après ingestion d'une « bouillie » opaque aux rayons X (transit baryté) ; de même, après une préparation adéquate, le côlon peut être étudié par administration d'un lavement opaque aux rayons X (lavement baryté). La coloscopie permet d'examiner directement la muqueuse du côlon et de la partie terminale de l'intestin grêle, et de faire des prélèvements (biopsies) qui seront étudiés au microscope ; après préparation convenable, pour vider le côlon des selles, elle est réalisée à l'aide d'un appareil souple contenant des fibres optiques introduit par voie anale.
Dans certains cas, malgré la pratique d'examens complémentaires, le diagnostic ne peut être posé lors de la première poussée. C'est l'évolution qui permet alors de trancher.
Existe-t-il des complications liées à la maladie?
Des complications peuvent survenir au cours de la maladie : une poussé grave par son intensité imposant l'hospitalisation, l'arrêt de l'alimentation et un traitement par perfusions pendant quelques jours ; un rétrécissement (sténose) d'un segment intestinal pouvant aboutir à une occlusion ; un abcès parfois source de fistule (trajet anormal partant de l'intestin malade et s'ouvrant dans un autre organe ou à la peau) ; très rarement une perforation intestinale.